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19 décembre 2021

Il faut raison garder face aux fluctuations d’intentions de vote des candidats

On a fait grand cas récemment de l’augmentation de la cote dans les sondages de Valérie Pécresse, comme cela avait été fait début octobre pour celle d’Éric Zemmour. La raison voudrait qu’on ne se précipite pas sur le premier écart substantiel venu en se perdant en conjectures. Mais ce vœu est difficilement compatible avec les attentes médiatiques et la propulsion excessive de sondages.

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10 janvier 2022

Le rôle de la commission des sondages : en réaction à un article du Télégramme

Le Télégramme vient de publier un article qui restitue des interviews auprès de la Commission des Sondages. Il répartit « ce qu'il faut savoir » sur les contrôles effectués en cinq points : la méthode, les sondages retoqués, les hypothèses de second tour, les échantillons, l'abstention. Je livre une vision critique qui écarte l’argument de qualité que tirent les sondeurs de ce contrôle.

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17 janvier 2022

Ah ! l’abstention dans les sondages électoraux

Dans son édition du samedi 15-dimanche 16 janvier 2022 Le Figaro vient relayer la parole des habituels communicants des instituts de sondage en ce qui concerne les difficultés d’appréhender l’abstention ce qui, pensent-ils, rejaillirait sur la qualité de leurs estimations.

Or dans leurs sondages d’intentions de vote ils n’estiment pas l’abstention. Comme il est dit dans l’article ils introduisent dans le questionnaire une échelle de « probabilité » d’aller voter de 0 à 10 sur laquelle le répondant doit se positionner. Ensuite ils doivent décider du seuil à partir duquel ils considèrent que commence l’abstention. Outre qu’il est arbitraire ce choix se limite à trois ou quatre possibilités. On retrouve dans toutes les enquêtes d’une campagne grosso modo les mêmes pourcentages pour chaque seuil : disons pour fixer les idées, dans une campagne présidentielle, en gros 45% pour les réponses de 0 à 9, autour de 30% de 0 à 8, autour de 20% de 0 à 7. Une telle approche ne saurait fournir des estimations précises ce que la plupart se gardent bien de faire.

Vouloir estimer l’abstention sur les panels utilisés actuellement (avec inscription spontanée comme panéliste puis libre choix de répondre ou non à un questionnaire proposé) est mission impossible du fait que les répondants à un questionnaire d’intentions de vote ne sont pas représentatifs de l’électorat dans son ensemble, ayant un intérêt plus prononcé pour la politique et donc une propension plus élevée à aller voter...

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